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Un sans génie...

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Les nouveautés

02/02/18 - LES COPAINS D'ABORD 4 - 1 OSGL Rugby - SGO

Oui c’est vrai que j’ai mis du temps à l’écrire ce CR mais je fais ce que je veux. Si je veux même, je ne l’écris pas. Et si vous voulez que j’écrive plus vite, z’avez qu’à me filer du pognon, sans blague (fin de l’intro).

(Introduction de la métaphore principale associée au CR) Ce vendredi était à placer sous le signe de la boucherie. Sylvain Combes par exemple, avait toujours rêvé d’embrasser une carrière d’équarisseur.

Mais Kiki et Boni, à leur manière, ont rendu hommage à la filière.

(Présentation du contexte) Nous étions conviés pour affronter en grandes pompes et en petit short « Les copains d’abord », troupe de rugbymen post-jeunes mais pré-vieux, ce qui est d’emblée enquiquinant parce que nous on est quasiment post-vieux, limite grabataires. Par exemple, on avait tout de même emmené Guy, l’apothicaire, et son K-way rose. Tout cela présageait un combat déséquilibré. Mais avec notre technique de ouf ! Et notre créativité toute française, certains disent même que les Sans Génie seraient des anthropologues du french flair. Nous étions donc sereins, comme l’oiseau.

Le match se déroulait à Gerland, sur un terrain propice aux envolées rugbystiques et à la boucherie, un terrain en surface synthétique genre toile émeri.

(L’excuse de merde) La soirée a débuté très fort, avant même le coup d’envoi, avant même qu’on se change pour revêtir nos habits de lumière. Ce fut une question anodine de je ne sais qui à Yanik dont la réponse va sans aucun doute rentrer au Panthéon de l’excuse de merde. Je cite :

« -Tu joues pas Yanik ce soir ?

-Non je peux pas, j’ai matinée boudin demain. »

Pas la peine de commenter, la phrase se suffit à elle-même.

(La phrase d’accueil) La phrase d’accueil dans les vestiaires est à attribuée à Kiki, en pleine forme ce vendredi, qui voyant arrivé un gonze que, honnêtement, personne ne connaît, dit : « T’es qui toi ? J’te connais pas. »

(Un match de bouchers) On a vu avant que les Copains d’abord étaient plus jeunes donc plus rapide et pour notre malheur, ils étaient aussi bons techniquement, adroits et motivés. Une équipe homogène bien au-dessus de notre niveau. Faut admettre, offensivement, on a que peu existé à part sur le premier coup d’envoi magnifiquement récupéré de volée par le grand Sylvain qui a failli aller à dame après 10 secondes de jeu. Un gars d’en face m’a dit qu’ils avaient eu un peu peur de prendre cher après cette action. Peur injustifiée. Pour compenser notre infériorité globale, « on s’y est filé » comme dit Kiki. On a soulevé de la barbaque, découpé des côtes de veau, désossé des gigots de mouton, ficelé des rôtis de bœuf (J’ai trouvé ça dans « Les gestes du boucher » sur internet).

Le chef-boucher c’était le grand Sylvain, il en a retourné des quintaux. Le Doc aussi, dans des gestes très chirurgicaux à base de coups de boutoir style bouquetin. Même moi j’ai plaqué alors que j’avais arrêté depuis 2001, fermez vos gueules ceux qui disent que j’avais jamais commencé.

En tout cas, le lendemain, comme tant d’autres, j’étais tout endolori et abimé de partout, « Je suis Brody » aurait dit spider, je vous expliquerai pour ceux qui veulent comprendre.

Kiki et Boni furent également les dignes représentants de l’escalope, la vision de leurs genoux en fin de match n’avait rien à envier à une scène d’un film de TarantinO. Quant à la main de kiki, on aurait dit un pied… de cochon.

(Les actions de classe) Bien évidemment, le french flair des Sans Génie s’est invité à la soirée et nous avons pu observer des moments de grâce rugbystique.

Prenons par exemple Philippe, mais si Philippe… Phil qui joue 15 ou ailier. Il nous a gratifié d’une réception fantôme de toute beauté. Coup de pied dans l’axe profond de son aile mais Phil, comme il aime pas réceptionner, il attend le rebond, et comme il aime pas non plus réceptionner après le rebond, il attend le deuxième rebond. Comme l’adversaire ne rechigne pas à réceptionner, lui, il n’attend pas le troisième rebond et s’empare de la gonfle pour aller presque marquer. Phil ne réceptionne pas, non, il ramasse les ballons arrêtés au sol sinon ça le gave.

Prenons aussi cette inspiration géniale de moi-même, réclamée par Boni d’ailleurs, sur un coup de pied par-dessus le premier rideau défensif dans notre camp. Je dose une merveille de coup de pied que Boni, lancé comme un frelon, réceptionne pour filer à toute berzingue vers l’en-but adverse. C’était sans compter sur la défense vigoureuse de l’adversaire. Il s’est planté comme une merde dans le sol abrasif, les deux genoux en tête et est sorti, claudiquant et sanguinolant après avoir perdu une bonne partie de son volume de sang.

Et enfin, prenons cette action magnifique de Kiki qui avait choisi ce match pour effectuer son retour : sur une action des Copains d’abord qui créent un regroupement dans nos 22m, on se dispute gentiment le ballon au sol, avec Mickey qui tentait d’ailleurs de tordre quelques doigts quand Philou notre excellent mais soupe au lait arbitre du soir signifie clairement « Ruck rouge ! », ce qui signifie pour les ignares qu’on ne joue plus le ballon. Kiki se place alors dans l’axe, 3 mètres en retrait et dit à Mickey « Pousse-toi ». Mickey s’exécute. Et là, il se lance et vient enclausquer le pauvre relayeur rouge qui n’attendra plus que le jour pour mourir, comme la chèvre de monsieur Seguin.

(La conclusion)

Au final on a perdu 4-1. Et vue la différence de niveau, on aurait dû prendre davantage si on ne s’était pas autant employés malgré ce que peuvent dire certaines mauvaises langues qui pouvaient pas jouer à cause d’une matinée boudin, enfin j’me comprends.

C’était trop dur pour nos vieux corps mais on s’est bien amusés et je veux bien recommencer contre des très vieux, très mauvais et uniquement à toucher.

Merci aux Copains pour leur accueil, avec un petit bémol : 8 gaziers de chez nous qui s’étaient inscrits au repas et qui ne sont pas venus (dont moi, mea culpa), ça la fout mal.

Merci à tous, merci Kiki pour ce retour tonitruant et merci Dumoul’ pour tes actions défensives de talent qui n’ont d’autres conséquences que d’ouvrir des portes béantes aux attaquants : y en a deux ou trois d’en face qui se sont pris pour Moïse.

A bientôt.

La bisette.

Messire

24/11/17 - OSGL Rugby - SGO 2 - 2 LES GIGOTS BITUMES

Puisque nos narrateurs sont en grève... Je me lance pour faire un compte rendu !

Je serai bref mais je vais essayer d'être efficace... ayant passé la majeure partie de mon temps dans des regroupements, je ne suis pas sûr d'avoir tout vu.

Les gigots Bitumes débarquent chez nous fiers de leur titre de champion UFAR grande région lyonnaise... et ils avaient de quoi en être fiers puisque nous à cette même date nous avions préféré honorer nos poilus !

Pour accueillir les champions, on se retrouve à peine une petite vingtaine et Mickey notre coach se retrouve dans l’obligation de composer une ligne de trois quarts des plus fantasques associant son sens inné du jeu en tant que numéro 10, à la virilité de notre premier centre Tic, à la fébrilité défensive de notre deuxième centre Toulon, à la vitesse inexploitée de nos ailiers tels que Rénato et France Bleue et à la créativité offensive de notre arrière Philippe… En clair, quand on voit arriver la feuille de match, devant on se passe une seule et unique consigne : « il va falloir être gaillard et garder un maximum le ballon ».

La première mi-temps est sous le signe de la défense. Les gigots assiègent notre ligne d’en but sans parvenir à la franchir grâce à notre défense rugueuse et au miracle de quelques en-avant fatals sur la dernière passe… Mi-temps sur le score de 0-0 où on a brassé des tonnes de viande sans avoir eu la gonfle !

La deuxième mi-temps s’inverse, nous sommes à l’attaque et les coups de butoir s’enchainent, notre pack d’avant commence son travail d’usure sur des gigots qui lors des 20 premières minutes n’avaient pas eu le temps de se chauffer les épaules… Après plusieurs départs au ras, mickey part coté fermé fixe le dernier défenseur et délivre à 1m de la ligne une passe au cordeau pour Rénato qui n’a plus qu’à plonger dans l’en-but et inscrire ainsi le premier essai de sa carrière chez les SGO…Mais allez comprendre pourquoi ce dernier ne plonge pas et se fais repousser en dehors des limites du terrain ! Une seule explication nous vient pour justifier ce non-plongeon, il ne voulait pas salir son underwear bordeaux et son sous-short fuchsia…
Bref, on reprend les hostilités : raffut, « rentrage dans ta gueule » et touti quanti, un espace se libère et Mickey met enfin les cannes pour aller en terre promise.
Les gigots se rebiffent mais notre efficacité défensive encore mise à l’épreuve fait son effet.
Mickey, pour nous mettre dans l’ambiance, s’énerve avec le centre adverse pour une cuillière… ce dernier n’ayant pas encaissé le « en plus il est vraiment con celui-là » lancé par Mickey en lui tournant le dos… Deux empoignades et deux soufflets plus tard, tout était rentré dans l’ordre jusqu’à à la mi-temps…
Mi-temps : SGO 1 – Gigots bitumes 0

Vint l’heure du dernier tiers temps, ce moment pénible où les esprits fatigués s’agitent, où la bouche ne sert à plus à reprendre son souffle mais à contester les décisions de l’arbitre…
C’est l’heure aussi où les gigots bitumes retrouvent leur efficacité offensive. Ils nous acculent (du verbe acculer pour les analphabètes…et/ou les pervers) sur notre ligne, mais toujours rigoureux en défense nous résistons… Jusqu’à cette balle qui sort du regroupement à 2m de notre ligne un peu trop vite pour Dumouloud, ce dernier dans la panique ne sait pas s’il doit aplatir dans notre en-but ou essayer de se saisir du ballon pour une relance magnifique de 80m… le temps de prendre sa décision un gigot bitume aplatit à sa place… 1-1 ! #ù§£$*#:/§

Sur le coup d’envoi, après une succession de plaquages ratés de notre part et de passes au contact de leur part, ils envoient leur ailier en bout de ligne défié notre malheureux Rénato qui ne peut que constater la vitesse de pointe de ce gigot, restant quant à lui comme englué dans le bitume… 1-2

C’est alors que nous remettons la main sur le ballon et décidons de faire valoir notre finesse et notre technicité avec du jeu d’avant bien léché, assénant quelques « sur le cul » à nos adversaires du jour, combinant avec variété des Noirs, puis des Noirs, puis des Noirs encore (notre coach étant aux Antilles, nous avions décidé de lui rendre hommage) … amenant progressivement les gigots dans leurs 22m. A la sortie d’un maul, Mickey se fait la malle et égalise. 2-2.

Philou sans s’énervé (ou presque pas) siffle la fin du match.

Quand vint la troisième mi-temps, la remise de la Blue cow fut prolifique… Sur le thème : Je fais quelque chose… ou pas !
Furent nominés :

  • Mickey pour « je m’énerve … ou pas », grâce à son altercation subtile avec le centre des gigots bitumes
  • Tac pour « je tape en touche … ou pas », grâce à cette rétro-transversale qui devait nous emmener aux 22 mètres adverses, et que notre arrière à récupérer sur les 50 mètres.
  • Dumouloud pour « j’aplatis dans mon en-but … ou pas », voir plus haut.
  • Wolvy pour « je plaque … ou pas », il nous a régalé de quelques « air » placage en planche…
  • Boni pour « je viens … ou pas », il s’est inscris pour le match et arrive à 21h30 pour nous regarder
  • Et enfin notre grand gagnant : Rénato pour « je plonge … ou pas », pour cet essai qui n’était qu’à un saut puce d’être converti, il repartit avec le hamster…

Veuillez m’excuser par avance si le récit du match n’est pas à la hauteur de nos narrateurs habituels, mais je ne pouvais laisser vide ce compte rendu de match au vue de la belle prestation que nous avons effectué ce vendredi.

Yo

 

12/05/17 - LES PIMENTS VERTS 1 - 3 OSGL Rugby - SGO

Ki-ki ! Démission ! Ki-ki ! Démission !

Avant même que l'on ait pu entonner ce chant imprégné d'évidence, Kiki avait su tirer les conclusions de son mandat désastreux et, avec le courage que d'autres n'ont pas eu, proposer sa démission sans indemnités.

Démission acceptée par les demi-présidents bien sûr, avec le soutien des joueurs et de l'amicale des footeux de Saint Genis qui en ont marre de se faire traiter tous les vendredis soir, je cite : "de bougnoules et de pédés".

Il faut juste préciser que cette démission temporaire intervient suite à la naissance de la jeune Stella, 7,4kg et 24cm d'après son père, soit à peu près les mesures de la bite de Dumoul, c'est bizarre cette histoire.

Bienvenue dans notre monde injuste Stella. Nul doute que ton paternel saura te donner des valeurs éducatives d'humanisme et de tolérance, peut-être seras-tu même un jour présidente de la république. Mais pas sûr que je vote pour toi malgré toute l'estime sincère que je porte à ton père.

Bon courage Kiki, on est tous prêts à te filer quelques conseils pour choisir le lait maternisé, les sucettes salvatrices de sommeil, les tailles de couches et les doudous qui puent.

En raison de cette démission temporaire et de cette paternité éternelle, nous avons donc fait le déplacement pour notre dernier match de la saison sans notre coach aimé. C'était à Luzinay, stade de l'équipe de La Sévenne, dans le bocage normand au nord de Vienne. C'est vert, fou ya ya ! D'ailleurs ils se font appeler "Les piments verts".

Nous arrivâmes 24 et par un prompt renfort nous finîmes 24.

Face à nous, les sévennois étaient moins nombreux et par chance, un peu vieux, comme nous. Ça laissait présager un match un peu plus équilibré que nos dernières rencontres où on a joué contre des avions.

C'est donc Bristol qui a pris les rênes de l'équipe, échauffement, compo, remplacements, options tactiques, orientation du jeu en 9 ou 10... all inclusive ! Non sans une certaine pression quant au compte-rendu d'après match. Mais quand Dumoul joue, à moins de faire une énoooooorme cagade, on a peu de chance de se retrouver en guest star du CR.

Si on revisionne le match dans sa globalité, on distingue 3 temps :

-le temps de la création artistique : premier tiers temps avec pas mal de jeu, une bonne défense et des essais de trois-quart virevoltants ;

-le temps des remplacements : faire sortir 5 joueurs pour les remplacer par 5 quinquas. Bon ben, du coup on a été moins virevoltant, c'est sûr ;

-le temps des avants : un tiers temps à faire des petits tas et même des gros tas, non Zozio tu n'es pas un gros tas.

Arrêtons-la tout de suite et sans attendre ces analyses technico-tactiques pour nous pencher sur les faits. Les faits, les faits, rien que les faits :

-le problème en vétéran, c'est qu'on n'a pas de cannes. Et avoir des cannes en vétéran, c'est un problème. Demandez à Seb qui est passé à travers suite à une "sauté 1" magnifiquement manœuvrée par Max, notre deuxième centre, qui fixe son centre et lève la balle dans l'intervalle à Seb, qui s'engouffre dans le trou tel un Rocco au mieux de sa forme. Il effectue ensuite 50 mètres tout seul avec deux ou trois verts à ses (gâteaux) basques vite dépassés par sa vitesse et les événements. Le problème de Seb qui a des cannes, c'est que nous, on est avec lui mais on préfère le regarder que de le suivre, c'est moins fatigant. Et comme la règle nous imposait de faire au moins une passe après avoir franchi les 50m, Seb n'avait pas le droit d'aller aplatir seul. A partir de là, on a vu notre pauvre Seb, en proie à une solitude terrible, parcourir le terrain de large en large d'en l'attente d'un retour hypothétique mais peu probable de ses compatriotes. C'était rigolo, ça m'a fait penser à une gazelle coursée par des hyènes. Heureusement, on a eu pitié et on a fini par venir l'aider, Sylvain, Thomas et moi. Finalement, on a marqué mais l'essai devrait être attribué à Seb, assurément. Notez bien que si Spider avait été là, il aurait joué 15 à ce moment du match et on n'aurait pas marqué, parce que Spider, il a pas de cannes et il fait pas de passes.

-le problème en vétéran c'est qu'on n'a pas d'équipe médicale. C'est paradoxal parce qu'on est plus blessés que les autres à cause qu'on est vieux et déjà blessés avant même d'entrer sur la pelouse. Celui qui est vraiment blessé sort soit par ses propres moyens, soit avec les pompiers. A un moment, lors du deuxième tiers temps, et une accumulation de petits tas (ce qui équivaut finalement à un gros tas mais Zozio, ça n'a rien à voir avec toi), Nuggets reste au sol, les bras en croix dans un premier temps et dans un deuxième aussi. Alors se précipitent vers lui, pas nous mais des sévennols qui font des signes affolés vers le banc des remplaçants de venir avec un défibrillateur. Mais nous, on n'est pas qualifiés pour soigner un mort alors on bouge pas. Et on leur crie : "C'est rien ! On le connaît, c'est du chiqué ! Il va bien !". Mais après 3 minutes d'arrêt cardiaque, on s'est enfin décidé, non pas à lui venir en aide mais à le remplacer. Le souci supplémentaire c'est qu'il fallait qu'il sorte parce qu'on ne peut pas jouer avec un cadavre sur le terrain. Alors on l'a appelé, "Nuggets ! Sors ! sors !" comme dans Fort Boyard. Croyez-moi ça faisait longtemps que la clepsydre était vide. Et là, on le voit bouger une jambe. Finalement, il se lève et se déplace mais de façon très incertaine, on aurait dit successivement, un danseur de paso doble, un skieur de slalom et Willem Dafoe dans la scène finale de Platoon (manquait la musique quand même). Pris de pitié, 2 remplaçants sont allés le chercher et l'ont ramené sur la touche. Là on a fait le protocole commotion : Comment tu t'appelles ? Quels sont les ingrédients comestibles des menus KFC ? On est où ? Qui est le président de la République ?

Liste des réponses : Laurent. Aucun. Luzinay. René Coty. A part la dernière réponse, tout était OK, on a pris le risque de le faire rejouer.

-le problème en vétéran, c'est qu'on n'a pas de cannes. C’est assez récurrent comme souci, c’est vrai. Ça a pas mal de conséquences sur un jeu où il fait bon en avoir. Alors on compense, vous voyez. Une des compensations, c’est de faire des passes pour un autre qui n’a pas de cannes et qui va faire une passe pour un autre qui n’a pas de cannes etc… Et parfois, par miracle, y en a un qui a des cannes. Mais l’autre problème en vétéran, c’est qu’on a pas de passe. C’est pas grave quand tu joues à l’aile parce que tu vois pas le ballon quoi qu’il en soit. Mais quand tu joues 9, c’est chiant.

En 9, on a alterné les joueurs, Dumoul ou Bristol. J'ai entendu sur le bord de la touche, où j'ai passé la majeure partie de mon temps : "Tiens, Dumoul il a qu'un côté de passe ?" Ce à quoi j'ai répondu : "Non, il n'en a aucun."

Quand Dumoul est sorti et s'est fait remplacer par Bristol, on s'est dit qu'on allait gagner au change. Mais Môssieur Bristol a décidé de se mettre au niveau de Dumoul, c'est à dire passes dans les chaussettes, passes au gazon, passes trop en retrait, passes trop haut, passes à l'adversaire. Si vous allez sur les quais pour faire des passes les mecs, vous êtes encore capables de les foirer.

-le problème en vétéran, c’est qu’on a Dumoul. Excellent pour rigoler parce que, il faut insister, Dumoul est un excellent camarade, même s’il n’est pas communiste. Mais dans le jeu, Dumoul, c’est un créateur de merdes. Il dit qu’on comprendra son jeu dans 50 ans. Il a peut-être raison dites-donc.

En attendant, on ne comprend rien. Comme sur cette action, lors du troisième tiers temps, où nos avants avaient choisi de faire petits tas sur petits tas, ce qui fait un gros tas (Zozio…). Consommés dans les tas, il n’y avait plus d’adversaire en face. Le ballon sort à droite vers Dumoul. Et là, j’entends « Il va y avoir essai. » Je réponds : « Attends, c’est Dumoul. » Y a pas eu essai.

Et dans la foulée, sur une autre phase archi dominatrice de notre part, le ballon sort vers la gauche. En 2 passes, ça devait passer pour aller à dame. Le 10 choisit de passer à Jenkins, qui allait commettre un en-avant mais Dumoul, le créateur, précède Jenkins pour faire l’en-avant à sa place. Altruiste, Dumoul. Certains volent des moments de gloire, lui, vole des moments de honte. C'est peut-être ça la vraie générosité.

Au bout du compte, on a gagné ce match 3-1 et on s'est bien amusé face à une équipe sympa, sauf le gros 5 qui nous est rentré dans la gueule toute la soirée, profitant sans noblesse de son physique avantageux.

Quelques joueurs à signaler pour leur activité : toute la troisième ligne. Les brasseurs de viande Chocho et Sylvain Combes. Tic, courageux, qui joue avec une hernie fiscale au cul. Zozio qui a profité des petits tas pour faire valoir les gros. Max pour son jeu juste au centre. Richard et Seb pour les cannes. Wolverine pour les prises en touches. Guy pour ses accélérations foudroyantes mais intraitable en défense (énorme à 84 ans !). Thomas pour ses tentatives de mettre des louches, en bon toulonnais.

C'était quand même bien de gagner un match, ça faisait un bail.

Merci à tous. Merci Kiki et encore bravo pour ta petite.

La bise.

Messire

13/10/17 - OSGL Rugby - SGO 2 - 1 LES LOUPS RILLIARDS

 

Etant légèrement indisposé ces derniers temps pour cause de maladie de vieux alors que je suis jeune, je ne pourrai pas vous faire un compte-rendu usuel, c’est-à-dire pas vécu de l’intérieur mais un simple compte-rendu de spectateur.

 

Je ne peux pas vous parler de l’ambiance feutrée du vestiaire, des odeurs de camphre qui piquent les yeux, des blagues de bon goût des uns et des autres.

 

Je ne peux pas non plus parler de l’échauffement. Ce n’est pas grave, c’est toujours un peu pareil : on court, on s’arrête, on s’étire, on fait des gestes qu’on refait jamais en match. Je ne comprends toujours pas pourquoi on les fait à l’échauffement d’ailleurs, on fait des pompes souvent, et on se fait insulter par Kiki avant même d’avoir fait les conneries.

 

Je sais pasnon plus pourquoi il nous insulte. Peut-être qu’il se dit : « Si je leur fais peur, ils feront moins de conneries parce qu’ils auront encore plus peur de se faire engueuler encore plus. » Ça doit être un raisonnement dans ce genre.

 

Alors, Kiki, si c’est ça, je te le dis, ça marche pas, que tu nous engueules ou pas, on fait les mêmes conneries, plus ou moins 10%, quoi que tu gueules.

 

 

 

L’adversaire du soir c’était Rillieux. Club qui ne nous a que rarement réussi en senior mais davantage en vétéran.

 

Moi j’étais venu avec mon petit dernier, Zacharie (7 ans) qui, à y regarder de plus près, fait la même taille et le même poids que Mickey, mais qui est largement moins con, sur un terrain j’entends. Zacharie avait le cœur partagé entre l’équipe de son père et l’équipe de Rillieux parce que, oui, Rillieux, c’est son club. Et sur le terrain, il y avait son éducateur de l’an dernier, Popo, un gros chauve barbu, qui jouait 9.

 

C’est remarquable à Rillieux, ils sont quasiment tous gros, chauves et barbu, ce n’est pas évident de les distinguer.

 

Nous c’est plus variable physiquement, ça va du petit rouquin au grand con de blond en passant par le gorille à la genouillère ou encore au barbu de ZZ TOP. Y a même Salvatore du « Nom de la rose ».

 

 

 

Pour ce qui est donc du match en lui-même, je t’avais prévenu Kiki, on a fait les mêmes conneries que d’habitude, plus ou moins 10%. Enfin, pas tout à fait les mêmes parce que dans notre équipe, il y a Dumoul’ et Dumoul’, si vous suivez un peu ses aventures rugbystiques depuis plus de 15 ans, il a une base de conneries usuelles (en avant, réception de chandelle à 3 mètres du ballon, passes au gazon) mais il a aussi un champ créatif de conneries hyper large qui lui permet de créer une merde différente à chaque match ou chaque entraînement. Ça a pris du temps pour ce match mais il a fait un truc amusant sur la dernière action, on y reviendra à la fin.

 

 

 

J’ai vu des trucs rigolos encore, faut avouer. D’abord j’ai quand même vu Jérôme, surnommé Tac pour les intimes, donner des conseils aux trois-quarts. Pour ceux qui le connaissent la phrase se suffit à elle-même mais je vais imager pour ceux qui ne le connaissent pas : c’est comme si Vin Diesel allait filer un petit coup de main à Jean-Luc Godard pour l’écriture de son prochain film.

 

 

 

J’ai vu un « En avant de joueur ». En avant, je connaissais avec le ballon. J’ai vu des en-avant de 30 mètres (©Kiki 2016), j’ai vu des milliers d’en-avant (© Dumoul’ 2000-2001-2002-2003-2004-2005-2006-2007-2008-2009-2010-2011-2012-2013-2014-2015-2016-2017), j’ai vu un jour Richard-Richard Chassagne faire un en-avant mais je crois qu’il l’avait fait exprès par compassion pour Dumoul’ mais jamais encore un en-avant de joueur. Description : sur une touche, Olive, notre sauteur, se fait lever très très haut et relâcher en-avant mais je crois sans ballon. Kiki, notre arbitre du soir, n’en a même pas fait cas d’ailleurs.

 

 

 

On a vu un Tomate des grands soirs, qui avant de planter un essai et de se faire une valise qui amènera l’essai de Richard, nous a gratifié de 2 en-avants sans lesquels il y aurait eu essai. Merci Tomate, je te rappelle que tu n’es pas en service quand tu es au rugby et que faire des merdes ne fait pas chier ton chef.

 

 

 

On a vu un Boni qui a joué quasiment tout le match au poste de 10 mais bon… Boni, merde alors ! T’as écouté les conseils de Tac ou quoi ? N’écoute pas Jérôme André, jamais, c’est fondamental ça. Si tu joues 10 et que tu écoutes Jérôme, tu vas jouer comme un talonneur, ok ? On en reparlera quand j’aurai repris ma place de 10.

 

 

 

Sur le bord de touche, on a vu Djé sortir en se tenant le cou et en disant, je cite : « Putain, y a eu un double crac. En plus je dois passer une IRM des cervicales, aïïïïïe ! » Une fois aussi j’ai vu un asthmatique s’amuser dans la poussière, et un allergique aux fruits de mer s’en faire un plateau, ils en sont morts ces cons…

 

 

 

Et puis enfin, j’ai encore une fois aperçu les malédictions Saint-Genoises. On en a deux : les ailiers et Dumoul’.

 

A Saint-Genis, on est comme un poulet, on a deux ailes mais on ne vole jamais. On a soit Sloggy qui ne veut pas qu’on lui passe les ballons, soit les autres qui les veulent, à qui on les passe mais qui n’en attrapent pas. Là, on avait un certain « Bézier » sur une aile, un moment j’ai cru que c’était le frangin de Dumoul’, il a chié tous ses ballons. Ou alors, la nouveauté 2017, c’est qu’on a David S (je ne cite pas son nom pour éviter les représailles), qui après avoir évolué à 17 ans de l’aile vers le poste de talonneur, a décidé de faire le chemin inverse à 43, du talon vers l’aile. Ben du coup, personne ne lui fait la passe, c’est sûr.

 

 

 

Et puis quand Dumoul’ joue à l’aile, ça fait beaucoup de malédictions pour une seule aile, ça s’appelle avoir du plomb dans l’aile, c’est pas Dumoul’ qui va faire décoller notre poulet, c’est sûr.

 

On pourrait se dire « Oui mais quand Dumoul’ joue 9, c’est pire. » Oui mais non parce que quand il joue 9, l’action n’a pas le temps de se déployer donc on n’a pas le temps d’espérer. Alors qu’à l’aile, si…

 

Par exemple, et pour conclure, sur la dernière action, Dumoul’ nous a créé un truc de toute beauté. Encore une nouvelle ligne dans le dictionnaire des merdes du rugby. C’était sur l’aile, mais je me demande s’il ne jouait pas 9 à ce moment-là. Je ne me souviens plus du départ de l’action mais je me rappelle bien du moment où Dumoul’ prend la balle à vitesse élevée à droite de la mêlée, et s’en va sur l’aile, aidé d’un ou deux soutiens pour, à coup sûr, planter le dernier essai de la soirée. Mais c’était bizarre, inattendu, il a fait un truc qui ressemble à une « fixer-donner/cadrage débo/passe après contact/point de fixation »… C’est-à-dire que chaque partie de son corps faisait un truc différent. Ben voilà, y a pas eu essai, y a eu des gars qui rigolaient et Boni qui est venu passer commande : « T’en parleras dans le CR Messire ? ». C’est fait Boni.

 

 

 

Sur l’ensemble du match, rendons hommage à Rillieux, ils sont  toujours aussi bons dans le jeu d’avant et bon esprit. Ils n’étaient pas venus nombreux et ont vite fatigué. Heureusement parce que s’ils avaient fait tout le match au même niveau que leurs 10 premières minutes, on aurait pris cher.

 

 

 

Merci pour ce match les amis, je crois même que Kiki, qui n’a pas si mal arbitré que ça finalement, était content.

 

 

 

A bientôt sur le pré.

 

 

 

Messire

 

17/03/17 - OSGL Rugby - SGO 3 - 5 LES BRIGADES DE L'OVALIE

Spéciale dédicace à Fabien, un extrait d'un chant de supporter de l'EAG :

"Pour donner de la voix,
Et montrer notre foi, EN AVANT !

Ecoutez ce chant qui vient du coeur ! 
Nous sommes amoureux de nos couleurs !
Le maillot de Guingamp, 
Nous l'avons dans le sang !"

Alors Fabien, bravo pour cet en-avant sur la ligne d'en-but, c'était magnifique.

La morale de ce match est assez simple : il vaut mieux être jeune et bien entraîné que vieux et plein d'alcool. Face à la maison poulaga, on a essuyé les plâtres, enfin, les bavures.

Certes on était plus fort techniquement mais quand on trottine à 2 à l'heure, ça ne suffit pas toujours. Là, ça n'a pas suffi.

Faut dire que devant, on était 8. Quand tu comptes que dans le lot, y avait Gilou et son petit accordéon qui va prochainement souffler ses 100 bougies, on était moins.

Il y a bien sûr eu quelques faits de matchs rigolos que je vais me faire un plaisir de vous raconter ici.

Je commence par moi-même parce que c'est moi qui décide par qui je commence. A un moment, alors qu'on se faisait pilonner par les lardus en survet, je prends mon courage à 2 mains et tente de faire de même sur le ballon qu'un bleu conserve illicitement au sol. La règle est simple : tu restes sur tes appuis, tu baisses la tête et tu grattouilles la gonfle en attendant le coup de sifflet salvateur de Bébert qui se devait de siffler la pénalité en notre faveur. Bébert le fait mais 1 seconde trop tard, ce qui laisse le temps aux copains du bleu pour arriver en planche et de tous les côtés sur ma gueule et aussi dans mon pauvre dos de vieille. Pénalité mais pffouuu, c'est douloureux, j'ai juré mais un peu tard que je n'irai jamais remettre la tronche là où Dumoul ne mettrait pas la b... les pieds. Sur l'action d'après, je me blesse au mollet, merci, au revoir.

J'ai aussi noté le remplacement de Dumoul par Bristol au poste de 9. Ce qui a eu pour effet immédiat de dynamiser notre jeu. Remarquez, c'est pas compliqué de dynamiser le jeu après Dumoul. On aurait fait rentrer Jacques Villeret, il est mort mais même mort, il aurait dynamisé le jeu. Et puis Bristol, il est pas avare de coups de pieds à droite à gauche, courts, profonds. Le problème est qu'il ne contrôle pas vraiment là où il veut envoyer le ballon, c'est un peu la loterie, t'as une chance sur 4 d'arriver là où va le ballon. Au début, tu cours, après tu mets un billet avec tes potes : "-20€ qu'il sera court ! -Non, moi, 20€ qu'il sera long à gauche." Y aurait même un gonze de Parions Sport qui aurait fait le déplacement. Mais Bristol, pour pas perdre la face, en sortant du terrain, il dit "-Excusez-moi pour mon coup de pied de merde !". On t'excuse Bristol, mais lequel ? On peut te faire une excuse de gros si tu veux, un package d'excuses.

On a aussi vu l'action qui, dans l'histoire moderne mais aussi ancienne du rugby, a vu le plus grand nombre de plaquages manqués. Sur le coup, le premier à foirer son plaquage, ce fut Tomate, par solidarité sans doute. Un arrière chevelu et extrêmement jeune et rapide, récupère le ballon sur un coup de pied de merde finement dosé par Bristol, il engage la marche avant puis passe Tomate, et grosso modo tous les joueurs des Sans-Génie. On comptait les vents sur le bord de la touche mais au-delà d'un certain nombre, il faut du papier, un crayon et faire de paquets de 10. Pas évident la numération sur un terrain de rugby. A l'arrivée on a pris un essai, un des 5 essais encaissés.

Dans le match, on a assez rapidement été menés 4-1 par les perdreaux mais on ne s'est pas démontés et on a réussi à recoller à 4-3. Pour finalement en prendre un cinquième, peut-être bien l'essai des plaquages oubliés, ça nous a cassé le moral, je crois que c'est à partir de là qu'on a commencé à penser à la bière qui nous attendait en bas.

Dans le groupe des gardiens de la paix (mais avant tout des hommes), il y avait quelques spécimens qui nous ont fait du tort :

Un barbu qui avait des bras épais comme la bite de Dumoul et qui a réussi à choper 2 ou 3 d'entre nous. On enviait pas sa femme les samedis soirs parce que vues les secouées qu'il nous a mis, elle doit boiter jusqu'au vendredi suivant et prendre de l'arnica, ou de l'arnicu, c'est comme vous voulez. Un moment, il a chopé Boni, il l'a secoué comme une merde, puis il l'a lâché, sans un mot d'excuse, vous voyez... Enfin la honte de la République quoi ! Boni, le pauvre, il s'est fait défoncer la pomme d'Adam, il parlait bizarrement, comme s'il avait respiré 2 bonbonnes d'hélium, c'était rigolo.

Y avait aussi un jeune que les autres limiers appelaient Yanis, et qui courait tout le temps, partout, très vite, sans jamais s'arrêter. Il était doté d'un centre de gravité très bas qui imposait de se baisser très bas pour le plaquer. Mais comme on a les lombaires fragiles, on ne se baisse pas nous, on est des seigneurs (à part Olive qui plaque aux lacets). Du coup, Yanis, il a sillonné le terrain et usé 2 paires de crampons mais pas abîmé son short.

Globalement, je soupçonne fortement Tomate d'avoir indiqué notre point faible à ses collègues : l'âge. Et les cons, ils en ont profité.

Signalons le bon goût de Yanik pour le repas d'après-match : un bœuf-carottes somptueux.

La citation du jour appartient à Sylvain Combes au sujet de Boni :

"Boni, il ressemble à O'Gara mais le talent, il l'a laissé au garage."

Bonne soirée malgré tout mais la prochaine fois, promis, on joue contre des vieux.

La bise.

Messire

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Tous les vendredi de 20h à 22h
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